Les INSTANTS ViDEO & la CrOUPE du MONDE

Jeudi 25 octobre à 20h au soiXante AdaDa

Les INSTANTS ViDEO 07

+ performance de Sandrine Büring

« Certes mon père essaya de faire de moi un homme c’est-à-dire quelqu’un capable de mépriser les autres tu es un poète ! — (me disait-il)… mais moi je ne suis jamais devenu un homme et par conséquent je rêve ce qui suit :
il viendra l’âge de la femme et de l’enfant l’humanité féminine-enfantine ceci n’est pas le rêve d’un poète vous pouvez en être sûrs »
Carlo Bordini, 1975.

J’ai les boules de Corine Digard (France, 2006) 8’30
Vidéo performance qui prolonge une installation « Carnets de glaces », située dans la cabane. Le dispositif comprend cinq éléments de forme phallique en miroir, sur lesquels sont inscrits des mots qui pointent des comportements masculins. Chaque mot est associé à une couleur-parfum, choisie subjectivement dans la symbolique des couleurs.
No ball games de Lewis Paul et Sarah Taylor (Angleterre, 2007) 1’
Dans un parking souterrain des traces de balles sur le sol témoignent que des enfants ont joué dans cet espace.
After the sheep de Sinasi Günes (Turquie, 2007) 3’41
Performance à propos de la capture des moutons avec un foulard rouge sur la tête, sur une musique de Beethoven.
Kogel Vogel de Federico Campanale (Pays-Bas/France, 2006) 6’
Un coup de feu est tiré. On voit la balle partir, voyager, arriver… Cette vidéo traite de résistance, d’évolution, de profusion.
L’ordre des couleurs de Bruno Goosse (Belgique, 2006) 6’52
Montage en un mouvement fluide et continu des 191 drapeaux des Etats membres de l’organisation des Nations Unies. Pas de temps d’arrêt, ni d’état stable et reconnaissable. Non un étendard, mais le mouvement continu du passage de la représentation d’un état à un autre.
« … » de Rokhshad Nourdeh (Iran/France, 2007) 3’
Drapeau au vent sur paysage de neige avec chant traditionnel persan.
Parade de Ksenia Peretrukhina (Russie, 2006) 3’21
Un remake d’une parade pour Staline de 1937 interprèté par une seule actrice.
The Annunciation II : Victeory (sic) de Andrew Johnson ( USA, 2006) 2’35
Un chevalier nu, portant un casque qui obscurcit sa vision, rampe à travers un vaste lit de sable imprimé avec des modèles islamiques. Il inscrit le mot VICTEOIRE (sic) avec une lourde épée (reproduction de celle ayant appartenue à Richard de Lionheart pendant la troisième croisade où il tua des milliers de prisonniers musulmans.
De vez en cuando de Johanna Reich (Allemagne/Espagne 2006) 3’20
De temps en temps.
Huellas de Johanna Reich (Allemagne/Espagne, 2006) 1’
Imprimez mon corps.
El blanco de Johanna Reich (Allemagne/Espagne, 2007) 3’40
La cible. Le vent souffle où il veut.
Holiday’s souvenirs (Clip n° 4) de Gabriele Pesci (Italie, 2007) 3’30
Holiday’s souvenirs est à l’origine un dvd interactif qui accueille six videoclips réalisés par des soldats américains pendant la guerre en Irak. De retour chez eux, ces soldats ont choisi de rassembler des souvenirs de leurs expéditions. Les images ont été tournées par eux. Ils ont rajouté une bande sonore. Je n’ai rien fait d’autre que chercher ces documents et les regrouper.
Sweet de Liina Siib (Estonie, 2003) 2’53
Une vidéo inspirée de Masculin-Féminin de Jean-Luc Godard et interroge la transformation du corps des adolescentes.
Dithyrambe pour dionysos (et avec la nuit reviendra le temps de l’oubli) de Béatrice Kordon (France, 2007) 56’
Dyonisos-le-dieu-du-vin, fils de Zeus et d’une simple mortelle, est l’être le plus singulier de la mythologie grecque. Mi-homme mi-dieu, ni homme ni dieu, tout à la fois mortel et immortel, Dyonisos nous ouvre à un monde où les identités ne sont pas tranchées et le temps non linéaire. Au-delà de l’histoire, le film cherche à retrouver le sens du geste mythique, créer un récit intemporel, an-historique, nous parlant des rapports que l’homme entretient avec le monde.

les spectateurs céramiques de Brigitte Romascko, la Crouche Culotte du Monde de Henri Bokilo,

Les hommes guerroient en uniforme ou en maillot. Enfin, ceux qui sont excessivement fiers de leur virilité supposée. Ils se mettent au garde-à-vous quand ils entendent leur hymne national. Chaque cœur bat alors au rythme du drapeau sous le vent. Ils affrontent des étrangers sur un champ de bataille. Un règlement international fait que tous les coups ne sont pas permis. Certains trichent. Certains ne sont pas sanctionnés. D’autres, oui. Allez savoir pourquoi. Les belligérants tirent des balles. Quand ils « tirent un coup », cela s’appelle le « repos du guerrier ». Quand l’un d’entre eux a peur, il n’est plus un homme, mais une mauviette, une femmelette ou un pédé. Quand ils gagnent, c’est toute la Nation qui est honorée par leur courage. Quand ils perdent, ils pensent à la revanche, car le peuple-spectateurs est humilié au plus profond de lui-même. L’enjeu de ces affrontements, c’est la gloire et l’argent. Tout cela pour faire oublier leurs mésaventures quotidiennes : « Ils font pipi sur leurs chaussures, les hommes ! ».
Contre les compétitions sportives et guerrières, une seule solution : la triple révolution amoureuse, sexuelle et poétique ! En bref, s’affirmer dionysiaque.
Marc Mercier

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