D’INTIME ET DE VOYAGES, AVRIL

Pas de grande ville sans nos bagages, nos histoires venues avec nous, qui marchent à pas de loups dans notre ombre : l’autochtonie est un privilège de villages.

Le mois d’avril s’en va voir dans l’histoire personnelle, rétive irréductible, qui ouvre en profondeur la surface de nos entrecroisements en ville, puis s’offre une remontée du grand fleuve Sénégal, pour rappeler à soi un ailleurs aimé.

 

Du 3 au 17 avril TERRE DE RENCONTRES.
Une invitation d’Armand-Julien Waisfisch, en partenariat avec la ville de Pierrefitte-sur-Seine et la galerie HCE.
Durant quinze jours, le 60 Adada devient atelier de travail partagé.

 

La rencontre, c’est ce temps un peu rare de l’intime, où le récit originaire de l’autre l’agrandit, l’enchevêtre à des héritages, un imaginaire, des rituels. Terre de rencontres viendrait confronter les sédiments de nos mémoires rafraîchies.
Pendant 2 semaines, les artistes partageront le Soixante comme un laboratoire commun où travailler autour de la terre intérieure, cette histoire qui nous modèle, avec ses paysages et les mythes qui nous tiennent.  Le public est invité à voir naître l’œuvre en cours dans l’atelier partagé (ouvert samedi et dimanche de 16h à 20h, semaine : à préciser) ou à apporter témoignage : un film se tourne en parallèle autour du thème de la terre intérieure.
 
Ce sera comme une exposition à rebours, qui se terminera PEUT-ETRE au Soixante par un vernissage le 17 avril.
Les toiles réalisées au 60 AdADa s’afficheront ensuite au mois de juin sur les vastes façades de la place Jacques Brel, en complicité avec la ville de Pierrefitte.
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Du 20 avril au 6 mai : SUNU GAL Guaté Mao

 

Du 20 avril au 6 mai, Guaté Mao transforme l’espace d’exposition pour nous partager un petit Sénégal : pour lui espace chargé d’art et d’éblouissement. Une rencontre.

Vernissage : 20 avril, 20h

La sympathie pour un artiste, là-bas, dans les villages, elle est infinie, immédiate. Les gens trouvaient très curieux ce que je leur décrivais de la pratique de mon art en France, qu’il faille aller la nuit, peindre les murs, parce que c’est interdit…

En voyageant entre Gambie et Casamance, Guaté Mao partait avec son goût du portrait et ses habitudes de la rencontre.

« Dans la ville, à Dakar, le rapport à l’argent, celui qu’on vous demande, celui qui manque, est permanent. Pèse. Dans les villages, c’est autre chose. Il y avait beaucoup de curiosité pour mon travail, et amicale. J’ai l’habitude des photos volées, là, j’ai fait autrement. Les gens étaient méfiants d’abord, en me voyant les prendre en photos. Et puis j’ai fait des tirages, donné les portraits. Ca a tout transformé. On m’invitait, et pour les nuits, et les repas, j’offrais des peintures. La sympathie pour un artiste, là-bas, dans les villages, elle est infinie, immédiate.

Le Sénégal que je connais, il a des odeurs, des cars rapides, tout peints, des pirogues décorées. Je voudrais donner à faire ce voyage, dans l’exposition, qu’on baigne dans cette atmosphère en entrant dans l’exposition.

Un travail mené avec les adolescents du dispositif MLDS du lycée Louise Michel à Epinay-sur-seine à partir des portraits originaux prendra place dans l’exposition.

https://www.facebook.com/events/186618418728750/

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